Comment cette zone, qui n’est vu pour l’instant que comme le point de rencontre entre deux
vallées, peut engager un processus d’installation pour le devenir d’un quartier, d’une ville ?
Ce site est entouré de forts éléments paysager, comme la forêt de Sénart qui occupe un espace
important sur un plateau, 35km², la foret du bois de la Grange, des coteaux urbanisés de Villeneuve
saint Georges. Il comporte également de forts potentiels pour un renouveau et une développement
de la ville, des anciennes sablières, transformées en chantiers navals, il est actuellement composé
de quartiers pavillonaires, de zones industrielles actuellement en déperditions (problemes de
transports, zones diffi cilement constructibles a cause des zones d’inondabilités) et de friches (20ha).
Ce quartier est séparé du reste de la ville par une imposante infrastructures SNCF. Le fait qu’il soit
soumis au seuil d’inondabilité et qu’il soit coupé par les rails SNCF, à permis de ‘proteger’ cet
espace d’une forte urbanisation le long de la Seine, et du coup, propose de nombreuses surfaces
directement disponibles.
La Seine, est une valeur sure concernant l’espace ouvert et en grande quantité. Avoir des
terrains disponibles inondables à coté de ce fl euve peut permetre de créer des espaces évolutifs
avec la Seine. Si l’on regarde les attentes du SDRIF concernant les espaces verts publics en Ilede France, qui souhaite atteindre un niveau de 10m² par habitant, on peut se dire que la commune
de Villeneuve le Roi remplie sa tache, mais lorque l’on regarde la defi nition de ses 10m² (arbres
d’alignements, ronds points, jardinieres, parcs, squares, pelouses...) on se rend compte que ce
n’est qu’un chiffre et pas une réalité, c’est pourquoi, en proposant d’ouvrir ses surfaces au public,
on offre de suite plus de 20m² d’espaces verts par habitants.
La création de quartiers en accord avec son milieu, et le fait de requalifi er les berges se fait
donc dans une préoccupation du maintien de la biodiversité, et qu’elle en serait même fondatrice
dans la création urabine. La restauration des milieux est également portée par une forte demande
sociale en faveur du maintien et de la restauration de la biodiversité. Cette demande se traduit, outre
la volonté de préserver des zones naturelles remarquables, par un besoin de reconquête dans les
secteurs les plus urbanisés. La réussite des espaces partagés, de la reconquete par les habitants
des espaces publics en est la preuve (Quartier la goutte d’or à Paris). La place des milieux naturels
dans la ville est un des enjeux urbanistiques des années à venir. Les actions permettant un meilleur
accès à ces milieux doivent être également l’occasion d’une reconquête écologique.